Les 10 expositions de 2016 à ne pas manquer

 


À peine l’année 2015 venant de se terminer, qu’il faut déjà envisager la prochaine et mettre à jour notre agenda des expositions. Cette année encore, nous irons au musée, éclairer notre jugement, ouvrir nos horizons et retrouver la beauté du monde. Voici 10 expositions auxquelles on confie, pour ce premier semestre 2016, d’illuminer nos vies.

« Persona, étrangement humain » au musée du Quai Branly
(25 janvier-13 novembre)

Et cette tournée 2016 des expos débutera avec une énigme, celle de l’exposition Persona au Quai Branly. Le terme qui désignait à l’origine le masque du théâtre antique et évoque aujourd’hui une cible marketing, sert de fil conducteur à cette expo d’anthropologie qui promet d’explorer la notion de l’inanimé et de l’animé, de l’anthropomorphisme toujours plus perfectionné des robots et de notre devenir humain.

« Art contemporain chinois » à la Fondation Louis Vuitton
(26 janvier-30 avril)

Puisqu’on parle d’avenir, on poursuit avec une des promesses du présent : le boom de l’art contemporain chinois, que la Fondation Vuitton nous présente dans une expo qui réunit douze jeunes artistes, en parallèle de la présentation d’œuvres de sa collection par des artistes de diverses générations (Ai Weiwei, Huang Yong Ping, Zhang Huan, Yan Pei-Ming…). Une mise au point nécessaire sur une production artistique qui affole le marché de l’art, mais reste mal connu des amateurs.

« Yoko Ono, lumière de l’aube » au musée d’art contemporain de Lyon
(9 mars-10 juillet)

Celle-ci est loin d’être une inconnue – pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Plus célèbre pour certains pour son rôle de muse et d’épouse de John Lennon, Yoko Ono pose ses valises à Lyon au printemps pour occuper tous les espaces du MAC. Pour, on l’espère, un juste rappel de l’importance de cette artiste performeuse, plasticienne, vidéaste et musicienne dans l’art des années 1960 à nos jours.

« Hubert Robert au musée du Louvre »
(10 mars-30 mai)

Plus de quinze ans après l’hommage à Vivant Denon, le Louvre consacre enfin une exposition à un autre de ses pères fondateurs, le peintre Hubert Robert, conservateur au Muséum, futur musée du Louvre créé sous la Révolution française. Grand peintre de ruines et de vues fantaisistes, Hubert Robert a libéré au tournant du XIXe siècle un imaginaire de gloires passées et de douce introspection. Un rendez-vous immanquable avec un certain romantisme français.

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(Hubert Robert, Projet d’aménagement de la Grande Galerie du Louvre, 1796, Paris, musée du Louvre)

« Le Douanier Rousseau, l’innocence archaïque » au musée d’Orsay
(22 mars-17 juillet)

Autre peintre français, autre époque, autre style. De l’autre côté de la Seine, Orsay célèbre en fanfare l’entrée dans la belle saison avec la peinture pétaradante de Henri Rousseau, peintre bien plus savant qu’il n’y parait et avant-courrier de l’art moderne (Picasso, Kandinsky, Delaunay) auquel ses toiles célèbres comme Le Charmeur de serpents ou La Guerre seront confrontées.

« Caillebotte, peintre et jardinier » au musée des Impressionnismes, Giverny
(25 mars-3 juillet)

Tous les prétextes sont bons pour aller à Giverny, et une expo Caillebotte est sans doute la meilleure. Direction donc la Normandie pour redécouvrir ce peintre de Paris et ses vues haussmanniennes d’une grande modernité, mais aussi peintre des corps à l’ambiguïté mal connue et mécène de ses amis impressionnistes.

« Paul Klee, l’ironie à l’œuvre » au Centre Pompidou
(6 avril-1er août)

Autre grand artiste qui méritait une rétrospective : le grand Paul Klee est l’invité du Centre Pompidou, qui s’allie au musée qui lui est consacré à Berne, dans sa région de naissance. L’artiste est vu sous l’angle de « l’ironie romantique », notion a priori contradictoire, mais qui pourrait bien nous révéler toute la richesse sémantique de cet œuvre essentiel du XXe siècle.

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(Paul Klee, Senecio, 1922, Bâle, Kunstmuseum.)

« La Franc-maçonnerie » à la BnF
(12 avril-24 juillet)

Sujet de mystère, objet de fascination, la franc-maçonnerie méritait une exposition digne de ce nom. Et c’est la BnF, qui conserve un large fonds maçonnique, en partenariat avec le musée de la Franc-maçonnerie, à Paris, qui s’y colle. Son histoire, ses symboles, son rôle aujourd’hui : on espère des réponses au fameux « qui sont-ils, quels sont leurs réseaux ? ».

« Charles Le Brun » au Louvre-Lens
(18 mai-29 août)

L’été prochain, direction le Nord pour une expo consacrée au peintre de Louis XIV, le grand Charles Le Brun, au Louvre-Lens. L’auteur du décor de la Galerie des Glaces à Versailles, directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture et de la Manufacture royale des Gobelins, fut à la fois un grand artiste et un pilier de la politique culturelle du XVIIe siècle.

« Nobuyoshi Araki » au musée Guimet
(13 avril-5 septembre)

Et on termine cette sélection avec ce qui promet d’être l’un des événements de l’année : une exposition du grand artiste de l’érotisme, du maître des corps ligotés et de la mélancolie sexuelle, l’immense photographe japonais Nobuyoshi Araki, qui est l’invité du musée Guimet (dont on espère qu’il fera exploser la fréquentation). Une expo dont on ne sait rien, mais dont on attend tout.

sources:exponaute.com

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